Irina est une femme à qui un jour lui sont soustraites les deux filles jumelles de six ans. C'est son propre mari qui les enlève. L'homme se tue et les fillettes ne sont plus jamais retrouvées. Irina doit survivre à sa vie d'après, sans céder à la tentation de disparaître elle même.
Une histoire vraie se transforme en terrible matière poétique. Une Médée à l'envers. Ici c'est Jason qui fait disparaître les fils. Avec cruauté calculée, il empêche la découverte des corps, il nie à la mère la ritualité et la catharsis du deuil. Il la force à une atteinte sans fin.
 
Au bout de sa douleur, Irina résiste.
La douleur toute seule ne tue pas.
Il faut être heureux pour tenir tête à cette douleur inconcevable.
Il faut de la peur pour avoir du courage.
 
C'est une tragédie moderne, qui résonne le droit au bonheur pour chacun.
Sûr scène Gaia Saitta la vit et la raconte, en la partageant  avec le public en salle qui est partie vivante de l'histoire.
 
La possibilité d'une nouvelle vie pour Irina devient la conquête héroïque d'un nouveau territoire, intact comme la Patagonie. Des nouvelles eaux, immenses et claires, d'où on peut presque voir sortir les immenses corps des baleines, rêve récurrent de la protagoniste.
 
La résistance d'Irina est un acte d'amour.
 
J'ai cru avoir aimé beaucoup et que je n'aurais plus jamais aimé. Je me trompais.

  




Irina è una donna a cui un giorno sono sottratte dal marito le due figlie gemelle di sei anni. L'uomo si uccide e le bambine non vengono mai più ritrovate.
Un terribile fatto di cronaca si fa tragicamente materia poetica. E' una storia di resistenza quella di Irina, una sorta di Medea al contrario: qui è Giasone che fa sparire i figli e nega alla madre la ritualità e la catarsi del lutto, forzandola a un'attesa infinita. Di fronte all'ineluttabilità della sua tragedia, Irina resiste.
Il dolore da solo non uccide.
Bisogna essere felici per tenere testa a questo dolore inconcepibile.
Bisogna avere paura per avere coraggio

E' una tragedia moderna che invoca il diritto alla felicità.
In scena Gaia Saitta la vive e la racconta, condividendola con il pubblico in sala, che è chiamato a partecipare direttamente alla ricostruzione di quanto accaduto.

La possibilità di una nuova vita per Irina diventa conquista eroica di un nuovo mondo, ancora intatto come la Patagonia. Delle acque nuove, profonde e trasparenti, in cui possiamo intravedere immensi corpi di balene, sogno ricorrente della protagonista. La resistenza di Irina è un atto d'amore.

Ho pensato che avevo amato molto e che non avrei amato mai più.
Mi sbagliavo.
  
  


  


  

  


PROJET ET MISE EN SCèNE:
Giorgio Barberio Corsetti et Gaia Saitta

TEXTE:
Concita de Gregorio 

ADAPTATION ET JEU:
Gaia Saitta
  
SET: Giuliana Rienzi 
VIDEO: Igor Renzetti 
LIGHT: Marco Giusti
SOUND: Tom Daniels  
COSTUMES: Frédérick Denis
 
PRODUCTION BELGIQUE:
Les Halles de Schaerbeek
PRODUCTION ITALIA:
Fattore K
COPRODUCTION BE:
 If Human (Bruxelles), Le Manège – Scène Nationale de Maubeuge.
COPRODUCTION IT:
Festival Quartieri dell’arte, Fondazione Odyssea, Forteresse asbl